
Son hôtesse l’avait inviter à prendre le thé rouge avec elle cette après-midi là. En buvant, elle se contenta de l’écouter, réfléchissant à une décision très importante, celle de trancher le jour même “Il est hors de question pour moi de rêver, j’ai dépasser l’âge de l’illusion et il se peut qu’il est en train de se tromper de personne, il est si jeune.”Se disait-elle.La dernière phrase de la dame l’éveilla :
-Non, merci, mon train part à 17h et mon père m’attend à la station d’arrivée, je dois décliner cette invitation à une promenade.
L’autre n’insista pas mais ajouta d’un air égal :
-Eh bien ! Vous devez vous expliquer avec mon fils là-dessus, j’espère que votre séjour parmi nous vous a été agréable.
-Beaucoup et je vous suis infiniment reconnaissante pour votre merveilleuse hospitalité et votre gentillesse.
-Je vous en prie.
Elle était dans la chambre d’amie en train de faire les derniers rangements dans sa petite valise quand sa voix retentit dans le jardin, elle se pencha par la fenêtre et lui lança :
-Je descends.
En bas, elle vit la mère dans la cuisine, elle se rendit directement au jardin :
-Pourquoi refuses-tu cette promenade, c’est une façon d’alléger ton départ ? Lui dit le jeune homme de dix-huit ans.
Elle se tint silencieuse, le regardant tentant de trouver une approche qui ne le blesse pas bien qu’elle avait son idée sur la réaction de ses pairs devant un refus.
-Qu’as-tu ? Fit-il surpris devant son mutisme.
-Durant la promenade, je présume que tu voulais me dire quelque chose n’est ce pas ? Lui dit-elle enfin.
Ce fut à son tour de garder le silence. Elle demeura debout en train de voir la mer au-delà du jardin, les dunes et les mouettes. Finalement, il s’exprima :
-De quoi as-tu peur ?
-Je n’ai pas peur mais ce que j’ai remarquée durant ce séjour est que tu t’es trop attaché à moi et cela n’est pas bon.
-Comment cela ? Fit-il éberlué.
-Quand, je partirais dans moins de deux heures, l’oubli commenceras de faire son oeuvre, ce que tu crois ressentir est normal à ton âge mais il faut regarder la vérité en face, tu n’es pas à un âge où tu peux t’engager, ce que je te dis est dur…elle s’interrompit en se disant avec dérision “dur pour la durée de la prononciation de ces mots, c’est tout et tout s’en va après”
A nouveau le silence; il paraissait ébranlé et comme s’il avait perdu son assurance d’antan ,-Tu veux dire que je suis trop jeune pour me marier, n’est-ce pas ?
Elle se contenta de dire oui d’un hochement de tête.
-Ce qu’il y a de sain et d’honnête en toi est que tu ne te berces pas d’illusion et tu vas droit au but, finit-il par dire.
Elle réfreina son soulagement, il avait concédé la justesse de son raisonnement, c’était déjà cela. Soudain, elle comprit qu’ils n’avaient plus rien à se dire, elle prétexta une excuse de finir sa valise et remonta au premier étage. Quand vint son hôte la chercher pour l’emmener à la gare, il était accompagné de son fils. Au moment des au revoir, elle entendit le jeune homme lui dire :
-J’espère qu’on se reverras et qu’on aura le plaisir à nouveau de t’accueillir chez nous.
Elle fit un geste de remerciement de la main, salua le père et en montant les marches du train pour aller à la première classe “Quand on se retrouveras, on aura tous deux tourné une page et chacun d’entre nous aurait emprunté un chemin différent, Dieu merci de nous deux, je suis la plus raisonnable.”
Fin.