Tales Nouvelles

“Tout toute seule”

Par Afaf Aniba

Elle rentrait et dans sa tête résonnait les paroles de “All bymyself,” ouvrant la porte de l’appartement, elle devait s’atteler à préparer un repas du soir à la va-vite mais voilà elle devait préparer quelque chose qu’il aimerait manger. Un coup d’oeil au lave-linge, elle constata que le linge était prêt à être étendu sur le perchoir mis tout près du chauffage central, en quelque geste elle le mit à sécher. Dans la cuisine, elle lava le minimum et devant l’intérieur du réfrigérateur, elle sourit “Il va manger du merguez et en silence.” Quand, il dépassa le seuil de son chez soi, il retrouva la chaleur du foyer et surprise il découvrit sa femme installé dans un coin du salon plongé jusqu’au cou dans un livre :

-Qu’est ce que c’est ? Lui demanda-t-il.

-Ce n’est assurément pas un livre à recette pour ton information, repartit-elle pince sans rire.

Il sourit et ne fit aucun commentaire. Peu de temps après, elle l’accompagna à la cuisine le couvert étant mis, ils s’attablèrent devant les plats qui sortaient du four tout chaud, il ne put s’empêcher de dire :

-Pourquoi tout cela à l’heure du dîner, tu en fais trop ? Pense à te reposer quand tu termines avec l’extérieur. Elle leva ses yeux :

-Dis-moi quelle aurait été ta réaction si je te mets sur la table un plat de spaghetti blanc sec et seulement cela ?

Franc, il fit :

-Pas trop content.

Elle rit puis elle ajouta d’un air espiègle :

-Touchée, pour le souci que tu te fais à propos de mon bien-être, si seulement si c’était vrai.

Il mangeait son merguez et aux paroles de sa femme, il contint un rire au risque de s’étrangler de sa main libre, il la prit par la main et la pressa affectueusement puis quand tout passa par l’oesophage, il dit distinctement :

-Tu as tendance à tout tourner en dérision surtout quand cela vient de ma part.

Elle sourit sans rien dire, ah là là ! un mari a toujours besoin de se montrer sous ses meilleurs jours devant un bon repas. Ils terminèrent leur dîner en silence :-Que vas-tu faire pour cette soirée ?

-Lire et toi ? Lui dit-elle.

-Rien sauf peut-être une petite chose.

Elle s’en désintéressa  et partit après la prière del Ichaa reprendre sa place au salon, et se remit à lire, brusquement, elle sentit l’ombre de son mari sur les pages du livres, il se pencha et lut le titre “Eh bien! C’est très pesant ce livre et l’auteur ne m’enthousiasme pas, lui dit-il.

Elle se tourna vers lui sourire aux lèvres :

-Voilà la petite chose que tu voulais faire, m’enlever l’envi de lire cet ouvrage, je dois dire que tu es brillant.

Surpris :

-Comment cela brillant ?

Elle prit un coussin de velours et le jeta sur lui :

-Ta façon de deviner dés le premier coup d’oeil le ton académique pesant du livre.

Il répliqua en lui renvoyant le coussin :

-Merci pour le compliment …

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