
-La mort de sa mère est le meilleur moyen pour lui de revoir sa conduite et de faire son mea-culpa, répliqua Wael. En rentrant ce soir-là Samrâa releva le soulagement de madame Khilan à sa vue :
-Je sais maman, que ma curiosité est parfois déplacé mais cette fois, je pense satisfaire baba dans sa tombe, fit-elle en s’asseyant près d’elle pour lire un livre. Sa mère se contenta de la regarder d’un regard pensif et se retint de tout commentaire.
Le lendemain, apprenant de Wael les nouveaux développements, le notaire fit le ton soucieux :
-Est-ce que vraiment vous croyez que ce jeune Juneid Khilan est bien vivant ?
-Oui, nous en sommes sûrs et on le constateras si on soumet la maison de la falaise à une surveillance serré, répondit le frère de Samrâa.
Un temps de silence à l’autre bout du fil puis la voix de monsieur Rajeb s’éleva :
-Je peux charger un garçon du courrier à séjourner là-bas d’une manière furtive et voire si Juneid est bel et bien vivant.
-Excellent Monsieur, je vous appuie et je suis prêt à payer les frais que cela va occasionner et bien entendu votre travail, approuva d’emblée Wael.
-D’accords, j’enverrais la personne adéquate, dés ce soir et je vous tiendrais au courant de la suite.
En raccrochant, Wael releva le récepteur et appela sa soeur ; celle-ci fit :
-Espérons que nous pourrons le pousser à révéler sa présence car s’il est découvert, il peut nous échapper.