
Généralement, quand un politicien dérange, l’establishment Américain fait recours aux rumeurs, aux racontars sur sa conduite morale et parfois il passe devant le comité d’éthique bien sûr s’il n’est pas traîné dans la boue de la justice Américaine. Je me rappelle il y a quelques années, j’ai lu le compte rendu d’une avocate américaine ayant pris la défense de son client un procureur général qui voulait briguer un poste de sénateur et qui s’est retrouvé englué dans une affaire de moeurs macabre. De mémoire, je vais réecrire les faits dans une sorte de nouvelle, histoire de rappeler que les politiciens de tous bords du nord ou du sud sont ou bien corrompu ou bien trop honnête ou bien, je vous laisse compléter…
Elena Bentritz regarda son client qui paraissait d’un calme propre à l’irriter :
-M’écoutez vous ? Finit-elle par dire.
Jeff Parker hocha la tête tout en disant :
-Oui, poursuivez maître.
-Le juge est convaincu de votre culpabilité, fit-elle le ton grave.
Il fit un geste désabusé de la main :
-Le juge Benover précisément est mon pire ennemi et il a fallut que ce soit lui qui va me juger.
-Une malchance que nous pouvons transformer en notre faveur, dit-elle
-Et comment ?
-Parker, tu m’as bien dit que Jenny était majeur, n’est ce pas ?
-C’est ce qu’elle a prétendu en tout cas, fit le procureur général.
-Comment est-elle cette jeune fille ? S’enquit soudain l’avocate.
Il la regarda étonné :
-Pourquoi cette question ?
-Voyons ! Tu es procureur général d’habitude, tu étudies le tempérament d’un accusé, lui dit son avocate.
-Ici l’accusé, c’est moi et non pas elle, fit-il avec amertume.
Si Jenny est une fille fragile de caractère, je peux la déstabiliser à la barre et lui faire avouer la vérité, fit le ton dur l’avocate.
Il fit vivement :
-Mais maître Jenny est manipulé pour me faire endosser un crime que je n’ai pas commis, oui je l’ai connu à une période et on a été très proche l’un de l’autre mais absolument rien ne s’est passé entre nous et ce qu’elle dit dans le réquisitoire de la partie adverse me compromet gravement mais je ne pense pas que elle a monté toute cette machination contre moi, il y a des personnes puissants derrière elle et croyez moi ils ne vont pas la laisser perdre contenance et se contredire.
Un silence se fit, Elena Bentritz réfléchissait soudain, elle fit :
-Parker, il me semble que nous avons le droit de demander une confrontation entre toi et elle en présence du juge avant la première séance du tribunal, qu’en dis-tu ?
-Je n’ai pas envie de me retrouver face à elle, elle me fait pitié et en même temps elle me dégoûte, d’agir aussi malhonnêtement contre moi est une déception terrible pour moi, répliqua-t-il.
-Le ton peu amène, elle dit :
-Parker cesse de faire du sentiment et pense que actuellement tu es en train de perdre tes chances de te porter candidat au nom de l’état du Connecticut à cause d’une mineure et cette mineure ne mérite pas qu’on s’apitoie sur elle.
Frappé par le ton de son avocate, Parker fit :
-A l’ère du féminisme et de la victimisation du sexe faible, c’est vraiment bizarre que tu me défends toi Elena contre Jenny Howard ?
-Je ne suis pas féministe et je vois dans cette malheureuse affaire un gros mensonge proféré par Jenny pour pouvoir avoir une relation illégitime avec toi et il faut bien que je défends un procureur général honnête mais très naïf côté femme et politique.
Il rit :
-Eh bien ! Tu réussis à me faire rire dans la belle situation où je suis, assez parlotte et je me fies à ta ligne de défense.
Elle approuva, deux heures plus tard en s’asseyant face au Juge Benover, ce dernier après avoir lu la requête écrite de l’avocate, enleva ses lunettes et déclara :
-Une confrontation entre un homme mûr un loup de la justice et une fille de 17 ans, ce n’est pas du tout juste maître.
-Mais c’est une mesure légale et comme vous respectez la réglementation en vigueur, vous ne pouvez refuser votre honneur.
Un silence s’installa, le juge détestait Parker trop jeune pour lui et plein d’ambition et surtout il ne pouvait supporter l’intégrité de cet homme qui savait résister aux milles tentations de son poste et l’accusation porté contre lui par Jenny n’était pas fondé, un homme qui se destine à la politique ne commettrait jamais un tel crime. Il du convenir à contrecoeur :
-Bien voyez avec l’avocat de la jeune fille et accordez vous sur une date et prévenez moi.
Attendez la suite….