
-Ce qui signifie, est que Juneid était vivant un an après la mort de mon père, releva aussitôt Samrâa.
-Oui, fit simplement l’homme de loi.
-Bien, comment expliquer alors qu’il s’est volatilisé ? Fit-elle à haute voix.
-Mademoiselle, quand une personne se met en retrait et ne veut être visible à aucun prix, c’est normal qu’on ne puisse l’atteindre, expliqua Mr Rajab.
Elle le convint sans rien ajouter. Elle raccrocha pour relever le récepteur et appeler la tante du disparu :
-Au lendemain de sa disparition, avez-vous auprès des services de la police lancé un avis de recherche, je vous prie ? Demanda la jeune fille après lui avoir communiqué les dernières nouvelles.
-J’avoue au tout début de son départ, ma soeur a décidé de lui accordé du temps peut-être qu’il reviendrait de son plein gré mais malheureusement ce ne fut pas le cas et une fois la police alerté, ils nous ont reprochés notre retard, c’était lui donner trop de temps pour effacer ces traces, nous avait dit le commissaire Ishpek à l’époque.
-Oui, admit Samrâa et ce qui m’intrigue dans son attitude et qu’il n’a jamais essayé d’entrer en contact avec nous sauf l’épisode de son testament truqué. Si il était vraiment attaché à son père, il devait faire appel à nous.
-Mais voilà, il ne l’a pas fait, d’ailleurs il ne connaissait pas vraiment son père et il l’a perdu très tôt, fit le ton mélancolique la tante.