
-On doit pouvoir mieux connaître votre neveu madame, fit soudain la jeune fille.
-Comment ?
-Il a étudié au lycée et a dû poursuivre ses études à l’université, nous devons interroger ses anciens professeurs et camarades et ajouter nos données et donner le tout à un psychologue, expliqua Samrâa.
-Oui, c’est une possibilité, cela m’incombe à moi cette partie de la tâche et bien sûr je vous tiendrais au courant, fit volontiers la tante.
En reposant peu après le récepteur, Samrâa chercha sa mère, celle-ci venant de la cuisine la croisa au pied du grand escalier :
-Mama, si tu veux, tu peux m’aider, commença-t-elle
-Viens, qu’on s’assoient d’abord, fit sa fille.
-Oui ? fit l’air interrogateur la mère de Samrâa.
-Baba a fait un long voyage par voiture pour visiter la seconde maison et il y renonce illico sans plus d’explication, est-ce normal à ton avis ?
Un silence se fait dans la vaste pièce confortablement meublé. Fermant les yeux pendant un instant madame Khilan les rouvrit pour les fixer sur sa cadette :
-Ce n’est pas normal, il a dû suivre son instinct, son sixième sens en fait, répondit-elle.
-Que craignait-il au juste ?
-Il n’a jamais vu ou connu ce neveu, et sa mort lui était suspecte aussi bien ce legs.