
Il se sentait à bout de nerf, en tant qu’homme d’affaires voulant entrer dans l’arène politique, il n’en pouvait plus des menaces qu’il recevait régulièrement. Il s’était enfermé dans son bureau voulant faire de l’ordre quand le téléphone sur sa console résonna, il décrocha machinalement, la voix qu’il entendit à l’autre bout du fil le secoua :
-Monsieur, votre fils est gravement malade, la question des reins est à nouveau problématique, je suis allé le chercher à son école.
Il remercia Dieu que sa grande-mère Sara avait embauché cette jeune garde malade et assistante auprès d’elle, elle rendait à la famille des services immenses, la voix ému, il répondit :
-Qu’aurais-je fait sans toi Laura ? Merci du fond du coeur, j’arrive.
Elle se retint de tout commentaire et raccrocha.
Il quitta ses bureaux en annonçant à sa secrétaire :
-Je me décommande aujourd’hui et pour les jours à venir jusqu’à nouvel ordre.
En conduisant, il déroula le film de sa vie, divorcé quand son fils unique avait atteint l’âge de deux ans, il gérait seul leur vie à deux et c’était vraiment dur d’essayer de remplacer une mère qui s’était empressé de se remarier un an après leur séparation officielle. Aux questions de son petit, il ne savait que répondre, en grandissant son fils ne comprenait pas pourquoi père et mère avait divorcé lui d’une santé si fragile, que va t-il advenir de lui si il perd son unique raison de vivre ? Il frappa le volant de sa voiture “Non Mon Dieu ! Edoardo survivra, aidez-moi mon Dieu et aidez-le à guérir au moins jusqu’à ce que je trouve un donneur de reins, Mon Dieu je n’ai que vous à supplier et à implorer de toute mon âme.”Pria t-il de tout son coeur.
Dans le vaste manoir, la première personne qu’il vit, Laura d’une blondeur angélique, elle vint au devant de lui :
-Il dort maintenant et son médecin est dans votre bureau. En disant cela, elle s’était éloignée.
Nicholas se dirigea droit vers le bureau-bibliothèque et après une poignée de main brève, il l’invita à s’asseoir :
-Je vous prie docteur dites-moi la vérité, ne m’épargnez rien, ce qui vient de se passer est sa troisième crise durant un mois. Dit-il d’emblée.
Le praticien fit le ton concis et clair :
-Il doit subir dans 48 h la dialyse rénale et il doit s’habituer au rythme de trois dyalises par semaine et je vous dis franchement que la chose peut devenir quotidienne et qu’il lui faut une transplantation au plus tard dans six mois sinon, il ne survivras pas.
Nicholas sentit sa tête éclater, il pâlit affreusement mais faisant violence sur lui-même, il devait rester lucide et donner son accord pour la dyalise.
Le médecin partit, il monta voir son fils qu’il trouva endormi le visage traversé par des spasmes de douleur. Il resta près de lui une heure puis il se rendit à l’appel de sa grande-mère celle-ci à l’annonce de la mauvaise nouvelle, murmura :
-Nicholas, il nous faut un rein compatible, nous devons remuer ciel et terre pour en acheter un.
Il acquiesça en silence puis il se retira dans son bureau pour réfléchir. Les jours qui suivirent, il n’eut pas la force de dire à son fils la nécessité de la dyalise, il chargea Laura de le faire à sa place, le petit l’aimait tant et il l’écouterait. La jeune assistante de sa grande-mère s’acquitta de sa tâche merveilleusement bien de sorte qu’il constata le moral élevé de son fils neuf ans :
-Voyons papa n’ai pas cet air abattu, on va se battre nous trois et nous aurons raison de cette maladie, lui avait-il dit une après-midi dans la grande cuisine.
-Nous trois ? Répéta étonné Nicholas.
-Je veux dire, moi, toi et Laura, expliqua son fils.
Il sourit et fit remarquer :
-Tu aimes tant Laura, n’est-ce pas mon garçon ?
-Oh oui ! Papa si seulement vous vous mariez, j’aurais une maman formidable près de moi.
Nicholas, sursauta, d’envisager son mariage avec Laura, son fils était allé trop loin mais voilà il venait d’avoir la preuve évidente de la place de Laura dans leur famille, elle était l’ange gardien de son fils et il lui en était reconnaissant.
Sara dans son aile dictait une lettre à son assistante quand, elle s’interrompit :
-Laura, je vais te demander une chose que tu peux refuser.
-Laquelle madame ?
-Nicholas mon petit-fils traverse les pires moments de sa vie, je ne peux être près de lui ni le soutenir comme je le veux, je suis impotente comme tu le sais, sois proche de lui, il faut qu’il garde le moral les jours qui viennent s’annoncent très pénibles pour nous tous et spécialement pour lui et mon arrière petit-fils.
Laura se contenta de hocher la tête sans rien dire. Elle accompagna le lendemain Edoardo à la première séance de dialyse qui fut éprouvante pour le petit, Nicholas ne supporta pas de voir les larmes de son fils, il quitta la salle oppressé. Restée seule avec le malade, Laura fit de son mieux pour rassurer le petit et au bout de quelques minutes, il recouvrit son assurance et fit preuve d’une grande patience que la jeune fille loua hautement.
Nicholas durant les mois à venir ressentit près de lui la présence réconfortante de Laura, elle l’encourageait et prenait soin de Edoardo.
La fin des six mois approchait et il se faisait un sang d’encre, il avait chargeait plusieurs personnes de lui chercher un rein sain mais rien lui parvenait et les jours de son fils étaient menacés, un jour en présence de Laura venu lui apprendre qu’elle était rentré avec le .garçon d’une séance de dyalise
Il avoua : -Je n’en peux plus Laura, vois, sa mère sait qu’Edoardo est gravement malade et ne prend même pas la peine de venir le voir, il demande après elle et je ne sais plus que lui dire, ce sera terrible si il meurt.
-Il ne mourra pas, Dieu le destine à la vie, il a une famille extraordinaire autour de lui et je vous en prie cessez de penser à la mort, il a besoin de nous voir courageux et optimiste autour de lui.
-Je le sais mais c’est plus fort que moi Laura, fit le père désespéré.
La jeune fille fit :
-Monsieur !
Il leva la tête surpris devant le ton autoritaire de sa voix :
-Oui Laura ?
-Vous êtes le père et la mère d’Edoardo raffermissez votre foi et croyez très fort à sa guérison, vous avez tout fait pour cela et Dieu exaucera notre voeu à tous.
Il fit le ton vibrant :
-Amen Laura.
Il ne sut pourquoi au plus profond de lui un sentiment enfoui inconsciemment dans son inconscient fit surface et le visage devenu résolu, il avait arrêté une décision.
Un jour, une excellente nouvelle leur parvint l’avocat de la famille leur annonça l’achat d’un rein compatible d’un garçon accidenté au Brésil, et décédé. Immédiatement Edoardo, intégra l’hôpital privé de Almara et une fois toutes les analyses faites, il subit la transplantation. Nicholas ne put respirer tout au long de la délicate opération qu’une fois que le médecin chirurgien surgit de la salle d’opération “C’est parfait, La transplantation est réussi et vous aurez le plaisir de parler à votre fils une fois que l’effet de l’anesthésie se serait dissipée”.
Et tout cela se déroula parfaitement, Nicholas s’adressant à Laura debout près de lui , Remercions Dieu d’abord, c’est à lui le très-Haut que nous devons ce miracle.”
Elle approuva en silence.
Deux mois plus tard à la fin de la convalescence, Nicholas et Laura passérent devant monsieur le maire et ensemble eurent à signer le contrat de leur mariage et leur garçon d’honneur Edoardo offrit un bouquet de fleur à Laura la mariée et serra tout heureux contre lui son père et sa nouvelle mère.
Fin
Cette nouvelle est inspiré d’une histoire de l’Argentine…