
Après le dîner, ils s’emmitouflèrent dans de chauds vêtements et avant de quitter l’endroit, il posa une question à la directrice qui vint les prévenir qu’ils devaient rentrer avant minuit car les portes seront solidement verrouillés :
-Est-ce que je peux consulter votre bibliothèque demain matin ?
-Bien entendu ! Monsieur, il est heureux que vous soyez un bon lecteur, lui répondit la dame. Il masqua un sourire amusé et partit avec Djaïna. Une torche à la main, il avança dans la neige avec Djaïna, le vent lui amena les paroles de sa femme :
-Quel livre cherches-tu ?
Il fit volontiers :
-Ces temps-ci je m’intéresse aux écritures anciennes, la graphologie peut nous être très utile.
S’arrêtant, sa femme tourna vers lui :
-La graphologie tout d’un coup, mais Mon Dieu pourquoi cet intérêt soudain pour un domaine éloigné de ton travail et des tes études et recherches ?
Il sourit :
-Tu sais Djaïna ce n’est pas l’endroit idéal pour t’expliquer cet intérêt, reporte le à demain matin.
Elle prit par le bras son mari et fit le ton impératif :
-C’est toujours toi qui choisit le moment et l’heure de donner des explications qui te conviennent mais qui ne me contente pas.
Il rit, un vent puissant les poussa de l’avant, il hâta le pas imité par Djaïna. Bientôt, ils atteignirent un promontoire rocheux, de là, ils avaient une vue panoramique sur la mer noire, le ciel noir de nuage et les flocons de neiges qui leur fouettaient le visage rouge de froid les immobilisa longtemps puis la voix chaleureuse de sa femme s’éleva :
-Il est temps de rentrer, je suis gelée et je ne veux pas tomber malade en plein stage Frantz.